Quelques informations
sur ce type de masque
"...Le
masque est pourvu à la base d'une poignée de préhension cachée par
la colerette de fibres. Chez les Yaka, les cérémonies d'initiation
Nkhanda marquant le passage des adolescents à l'âge adulte s'accompagnent
de très nombreuses
danses masquées au moment du retour des initiés... Le kaolin, largement
utilisé pour colorer le visage, renverrait à la notion d'androgynie,
symbolisant à la fois le sperme et le lait maternel. Le rouge marquerait
l'état de transition dans lequel se trouve l'initié, comme un enfant
avant sa naissance, dans le ventre de sa mère..."
(Extrait de "Secrets d'initiés, masques d'Afrique
noire dans les collections du musée de l'homme", éditions Sépia).
L'ensemble est encadré par la masse imposante
d'une chevelure en fibre de
raphia, coiffée d'un chapeau à deux étages fait d'une armature de
branchages recouverte
de tissu de raphia enduit de résine. Les coiffures du masque kholuka
sont souvent surmontées de personnages, d'animaux ou de scènes de
la vie quotidienne qui illustrent les chants satyriques qui marquent
la fin de l'initiation masculine. On y exalte la complémentarité
des sexes et on y stigmatise les comportements asociaux. La danse
des kholuka est le signe de la fin de la série de spectacles qui
se sont succédé depuis la sortie des nouveaux circoncis. L'ensemble
prend pour référence les pouvoirs transmis par les anciens à travers
les étapes de la vie humaine, dont l'accès à la procréation.Les
couleurs du masque, blanc du kaolin, rouge de la poudre tukula,
sont les couleurs des rites de passage, les fibres de raphia connotent
la fertilité du palmier."
(Extrait de "Arman et l'art africain"
, Alain NICOLAS - Reunion des Musées Nationaux).
Merci à D.A.
qui m'a fait parvenir ces informations