«nkishi» songye de RDC ( ex-Zaïre )

Contrairement aux sculptures de prestige et aux insignes de pouvoir crées agrandir la vue de l'objet sous cet angle par leurs voisins luba, hemba, et boyo (de RDC, l'ex-Zaïre), les statues songye ne désignent pas le pouvoir politique.
    Elles assuraient plutôt la protection, la guérison ou la thérapie.
    En conséquence, leur pouvoir et leur valeur d'objet magique sont
intimement liés au sorcier (nganga) dont la renommée repose sur cliquez pour agrandir ce détail sur (une partie) des charges magiquesl'efficacité de la statue magique nommée nkishi, efficacité dépendant du savant mélange de substances magiques (bishima) dissimulées dans la cavité abdominale, au sommet de la tête et /ou à l'intérieur de la corne implantée dans le crâne, dans des amulettes fixées par exemple autour du cou...

On peut diviser la statuaire songye en deux catégories: d'une part les grandes pièces d'un mètre et plus qui servaient à tout un village souvent pendant plusieurs générations, d'autre part les statues de moins de 50 cm qui étaient utilisées par des individus ou des familles à des moments précis, pour des durées précises, variables selon les cas...

D'après un article de Bernard de Grunne, extrait de "Mains de Maîtres, Masterhands", ouvrage dirigé par B. de Grunne, BBL, Bruxelles, 2001.

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