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Les
statuettes de ce type sont désignées en bambara par le terme "do nyéléni"
qui signifie " la petite préférée", sous-entendu de Faro et Bemba, qui
sont les jumeaux , ancêtres de l'humanité. Certaines statuettes " do
nyéléni " sont de véritables chefs-d'uvre rayonnants de lumière
et de mystère. On remarque notamment, au-dessus des seins en forme de
pain de sucre, ainsi que sur tout le buste - du plexus solaire au nombril
-, des motifs en zigzag figurant les "serpents d'eau mâle et femelle
de Fâro" enlacés, représentant l'écoulement de l'eau dans le ciel comme
sur la terre ; sur plusieurs parties du buste, du dos et des bras, de
multiples petites incisions symbolisent, d'une part, le rayonnement
de la vie et, d'autre part, le scintillement de la lumière (Yeleen,
cf le film de Souleymane Cissé). Notons que ces agencements de signes
rappellent les scarifications réalisées, aujourd'hui encore, sur le
corps des femmes (et des hommes) un peu partout en Afrique noire , ainsi
que celles marquant les statues et statuettes en terre cuite et en bois.
La plupart des sociétés
d'initiation du Mali célèbrent tous les sept ans des cérémonies dites
" renouveau, régénération des dyow ", des cultes. Ces cérémonies visent
les mêmes buts : introduire, après leur mise à mort symbolique, les
jeunes adolescents dans le cycle initiatique, confirmer leurs aînés
dans la pratique effective de la religion de leurs ancêtres en leur
enseignant l'histoire ainsi que les systèmes de pensée de leur peuple,
c'est-à dire en faire des enfants du pays ", des " hommes complets".
La statue " Petite Nyélé
", première fille à avoir été initiée d'après la tradition, est extraite,
dès l'aube, du sanctuaire où elle est conservée par les initiés et ensuite
transportée, avec d'autres types de statuettes, dans un bosquet sacré.
Après les libations et sacrifices d'usage sur un tertre-autel, elles
sont lavées, purifiées et ointes ou crépies à l'aide d'une terre additionnée
de beurre de karité ou d'huile de sésame. En bambara, un seul terme,
" mu", est employé pour dire " oindre " et " crépir ". Ceci explique
la patine particulière, granuleuse, de la statue ici présentée (voir
sur les photos en gros plans).
La cérémonie, qui dure
sept jours, est l'occasion pour les griots de déclamer les plus grands
récits relatifs aux civilisations du pays. Tout se passe comme si, par
l'entremise de ces statues, les initiés recevaient pour les sept années
à venir la lumière et la grâce de Fâro et de son jumeau Bèmba.Les rites
trouvent leur épilogue dans une cérémonie similaire célébrée la nuit
suivante par les femmes et les jeunes filles, probablement dans la cour
de leur doyenne, cette fois autour de do nyéléni, qui est ointe et parée
de ses plus beaux atours. On n'en sait pas davantage, sinon que des
vux sont prononcés pour la fertilité des filles nubiles d'une
part, et des jeunes femmes sans enfant d'autre part.
(D'après M. Youssouf Tata Cissé, sociologue, ethnologue et historien
au CNRS et à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes à la Sorbonne.)
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Alors faites d'abord un clic droit de la souris
sur l'image, puis: "enregistrer l'image sous ..."
(personnellement je vous conseille de choisir le bureau), et vous l'avez
sur votre disque dur.
Ensuite, vous la rangez ailleurs dans vos dossiers.
Plus tard, si vous le désirez, vous pouvez l'imprimer, elle fait juste
la taille d'un feuillet. Pour cela, vous "ouvrez" l'image par l'intermédiaire
d'un de vos logiciels d'image et vous cliquez sur "fichier" puis sur
"imprimer"...(Plus tard vous pourrez l'envoyer "à la corbeille" si elle
ne vous hypnotise pas vraiment!)
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"do nyèlèni"
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